50 POWER! Le magazine des 50 cm³ collectorsLa passion des mobs, des cyclos & de la collection
Dans le rétroPeugeot 103MBK 51RestaurationsClubs & rencontres

Rechercher /

· Essais

Peugeot Rapido

En 1987, Antoine de Caunes part sur Canal + pour créer l’émission rock branchée, Rapido. Le succès est au rendez-vous. Il n’en faut pas plus à Peugeot pour récupérer le nom et surfer sur la vague avec son petit ST50 remanié...

Texte Thibaut Amant, photos Vincent Lyky

L’enfant du rock Peugeot ST Rapido

En 1987, Antoine de Caunes part sur Canal + pour créer l’émission rock branchée, Rapido. Le succès est au rendez-vous. Il n’en faut pas plus à Peugeot pour récupérer le nom et surfer sur la vague avec son petit ST50 remanié…

Jérôme muller

Peugeot for ever

Membre des Meules Vosgiennes, Jérôme est avant tout un fan de cyclos Peugeot : il possède un TSA, un GT10, un 102, un Tse et une exception à la règle, un Ciao. Son Rapido est un rare exemplaire survivant en bel état d’origine, dans une nuance de couleurs pas courante. Certes, vous aurez remarqué le pot d’échappement qui n’est pas celui de sa sortie d’usine, mais il s’agit d’un Turbokit d’époque ! Tout va bien…

Liens YouTube de la puce NFC : https://youtu.be/kEbcrfIibrw Instagram perso : toma.morin Instagram Solex : jippy_solex Instagram sellerie Morzini : Sellerie_Morzini

Derrière des couleurs flashy, ce scooter offre un équipement un peu chiche mais suffisant ! Les éléments en palstique sont fragiles et rarmeent en bon état…

Vous ne pouvez pas savoir comme cet article me remplit d’émotion. Ce petit engin pas très joli, tout cunéiforme, qui n’a pas connu un grand succès, et qui vous faisait ressembler à un géant démesuré quand on le pilotait vu sa taille de guêpe, et bien, pendant que les copains avaient la chance d’avoir de rouler sur des 103 SP et des 51 Super, moi je roulais sur cette crotte ! Mais finalement je l’ai adorée. Enfin, non, n’exagérons rien. J’ai adoré tout ce que j’ai pu faire avec. Je pourrais vous expliquer la motivation parentale pour l’achat de la chose, mais assez parler de moi, venonsen au ST50, « ancêtre » du Rapido…

D’abord un scooter pour les « vieux »

Rappelons que d’abord fut le « gros » SC50 : au début des années 80, Peugeot sent que le scooter peut revenir à la mode. Les Japonais fourbissent déjà de petits engins qui peinent cependant à percer le marché européen, et du côté de Sochaux on sait pourquoi. Il faut une marque française. Un accord est passé avec Honda pour transformer le Lead en Lion. Une carrosserie très Peugeot est redessinée, bien ciblée, élégante, reprenant tout le style des autos de Sochaux. C’est le succès : le SC50 et 80 se vend comme des petits pains… aux vieux. Et oui, les jeunes préfèrent évidemment les mobs. Qu’à cela ne tienne. Peugeot, grisé par le succès de son scooter qui relance cette niche de marché, décide d’adapter un autre Honda, plus petit, le Vision. Ce qui lui vaut une belle modernité pour l’époque, avec un graissage séparé, et un démarreur électrique en plus du kick… La partie cycle reste cependant du Peugeot, ce qui permet en outre une excellente tenue de route et une agilité excellente au nouveau ST50L. Le poids plume de 55 kg associé à une transmission à double variateur faisait des merveilles sur parcours urbain à relance permanente… L’équipement certes plus chiche que sur

Fiche technique

Moteur

Monocylindre 2 temps, 49,4 cm3 (41×37,4 mm), 3,6 ch à 6 000 tr/mn, rapport volumétrique 6,8 :1, carburateur Keihin 12

Transmission

réducteur à double variateur

Structure

cadre monotube, carrosserie plastique boulonnée

Freins

Tambours

Suspensions

Fourche télescopique, mono amortisseur arrière

Pneus

3.00×10

Dimensions

longueur 1,59 m, largeur 0,65 m, hauteur 0,96 m

Poids

55 kg

Vitesse maxi

45 km/h.

le « gros » SC50 proposait tout de même de série les clignotants, le porte-bagage (top case proposé en option, mais c’était pour les papys…), deux rétroviseurs, un coffre sous la selle… On pouvait aussi acheter en accessoire Peugeot un coffre à fixer sur le tablier, très pratique pour la bombe anti-crevaison, un ou deux outils, un poncho de pluie… Sa ligne en coin et ramassée lui conférait un look un peu sportif, et les Sochaliens invétérés auront bien remarqué à l’époque la bande de protection noire à liséré rouge inspirée de la… 205 GTI ! Peugeot venait d’inventer le scooter GTI !

MAL ciblé ?

Sauf que… ça ne marche pas si bien que ça. Le ST50L ne remporte pas beaucoup de suffrages. Pas d’image, sinon celle d’un jouet un peu « girly ». Décriée aussi, sa ligne un peu trop brute doit être revue. C’est ains que Peugeot fait évoluer le ST50L en Rapido pour 1988 : un restyling lui offre de jolis « bas de caisse » et des coloris plus funs, tandis que sur le plan technique on découvre une fourche à bras tirés. Mieux guidé, plus incisif, le Rapido connaît un semblant de meilleure audience, mais l’histoire ne durera qu’une petite poignée d millésimes. Trop en avance sur l’époque – il ne faudra pas dix ans pour que les scooters remplacent les mobs dans le cœur des ados -, sans doute d’une esthétique trop clivante, le Rapido disparaîtra… rapidos.

En acheter une

Il y a encore peu, l’engin ne cotait rien. Ça change doucement : à 500 ou 600 euros on emporte une machine propre, en état de marche mais déjà bien usée sur le plan cosmétique. Attention, la carrosserie entièrement en plastique teinté dans la masse vieillit mal : ça ternit, ça casse… On ne trouve plus de pièces esthétiques facilement, et la mécanique hybride Honda-Peugeot n’est pas non plus privilégiée par les fournisseurs… Mais on trouve de l’occasion à petit prix ! Les modèles vraiment beaux à 1 000 € sont désormais une norme, mais pas plus cher, car les ST/ Rapido sont rarement en bon état. Le Rapido est plus recherché, look plus sport encore, fourche avec agrément d’usage supplémentaire…

Article paru dans 50 Power n°29 (octobre 2025), pages 48 à 52.

0 commentaire(s)

Participer à la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaires modérés. Respectez la vie privée et les autres lecteurs.